
Publié entre 1997 et 2002, Transmetropolitan est né de la plume de Warren Ellis et du pinceau de Darick Robertson. Les dessins du créateur de Space Beaver sont travaillés et le ton sombre et barré de la série lui permet de nous livrer des planches remplies de détails anodins, mais permettant de mieux nous familiariser avec le monde futuriste qui est décrit. Les différents designs de Spider sont bien vus et ajoutent une touche humoristique à l’ensemble qui se lâche véritablement – au regard du classicisme de ses précédentes productions (Marvel pour la plupart). L’ambiance cyberpunk est intéressante et les idées foisonnent tant au niveau visuel que sur le plan scénaristique. Celui-ci est l’œuvre de Warren Ellis (Nextwave), un auteur couronné depuis, pour être l’un des meilleurs auteurs américains de comics, curiosité ou consécration pour un anglais ! Ce titre sort indubitablement du lot par son humour à la noirceur aussi épaisse que du goudron, mais emprunt d’une humanité touchante. Spider Jerusalem est un personnage provocateur, anarchique et irrévérencieux, qui met en exergue les pressions que peuvent subir les journalistes connus ou non. Transmetropolitan est une série gigantesque (dans tous les sens du terme : plus de 250 pages par tome !) où l’humour et la provocation ne desservent pas une réflexion profonde, une philosophie baroque en somme. A acheter les yeux fermés, à ouvrir ensuite pour en profiter !
Mickaël

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