
Menant de front de multiples projets ciné et BD,
Pierre Makyo a beau être un scénariste très occupé, cela ne l'empêche pas de toujours peaufiner ses travaux. Cela est une fois de plus le cas avec ce
Jean-Jacques qui n'est autre que l'adaptation d'une nouvelle de son ami et collègue
Frédéric Richaud, ils avaient tous les deux oeuvrés sur
Le maître de peinture. Nous découvrons dans ce one shot de 72 pages l'histoire de deux frères vouant une véritable admiration pour
Jean-Jacques Rousseau mais ceux-ci ne se contentent pas des écrits de l'auteur et n'hésiteront pas à tomber dans des fins quelque peu morbides. En plus d'un scénario subtil et réfléchi, l'humour répond présent et chaque dialogue se révèle être une véritable pépite. Le trait réaliste de
Rocco, avec qui
Makyo avait créé
ADN et
Le jeu de pourpre, se révèle parfaitement en phase avec ce genre de récit. Entre poésie et grand guignol,
Jean-Jacques est absolument passionnant !
Mickaël