Alors qu'elle n'a que 21 ans, Judith sombre dans une maladie terrible où les souvenirs semblent la fuir. Un témoignage autobiographique ludique, efficace et terriblement émouvant.Lutter contre l'adversité n'est pas toujours aisé. Les épreuves sont nombreuses et parfois le travail à effectuer sur soi-même peut aussi être difficile. Avec La parenthèse, Elodie Durand raconte une histoire, la sienne : lors de ses 21 ans, des troubles de mémoire de plus en plus réguliers ont rendus sa vie impossible, et ce, durant plusieurs années. La situation fut telle, qu'elle oublia les bases et même jusqu'à son prénom. Le récit est parfaitement narré et utilise aussi bien le discours direct (avec Judith, l'alter ego de l'auteure), qu'indirect (avec sa mère). Malgré le contexte médical, La parenthèse nous épargne les incompréhensibles termes médicaux. Bien au contraire, Elodie Durand rend l'ensemble très didactique, expliquant ainsi chacun de ses examens. La grande force de cet ouvrage est son caractère émouvant et prenant, malgré la difficulté des épreuves endurées. Le titre ne tombe jamais dans le pathos et l'on accompagne néanmoins véritablement ce personnage (réel) dans ce cauchemar. Les dessins bénéficient d'un trait simple et épuré, agréable, entièrement en noir et blanc. Elodie Durand a eu l'idée assez osée d'inclure à certains moments clés des dessins réalisés à l'époque de sa maladie. La parenthèse a la force du témoignage et s’avère avant tout une formidable leçon de vie. Une lecture saisissante !
Mickaël

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