A Santa Riviera, une dizaine de personnes voient leurs destins se relier... et ainsi naissent amours et trahisons entre eux. Un pastiche de série télé totalement délirant et donc fortement conseillé !Santa Barbara, tu me diras pourquoi, j’ai le mal de vivreuh… Ces mots extraits du générique de la fameuse série de telenovelas (séries brésiliennes à l’eau de rose) des années 80 ont dû longuement trotter dans la tête de Morvandiau, pour que celui-ci ait l’envie de pondre un pastiche totalement décalé avec Santa Riviera. En racontant le parcours d’une poignée de personnages enchaînant les coups du sort et les dragouilles de bas étages, le scénariste utilise une narration originale. Découpé en 8 parties, l’ouvrage est séparé par de fausses publicités à l’humour bien acide, où se font étriper les traitements antidépresseurs, les mutuelles et Alain Minc (la Ferraille’s touch, chère aux Requins marteaux, donc). Entre des rebondissements ahurissants et un humour corrosif, ce venin des passions est un titre dont les amateurs des Requins marteaux se délecteront. En plus, les dessins de Mancuso sont soignés, son trait fin est sublimé par un encrage précis. Son style rappelle même par moments celui de Pirus sur Le roi des mouches. L’autre élément marquant de Santa Riviera est la tronche des protagonistes, pour la plupart tirés de stars existantes ou décédées, comme Lady Diana, Charles Bronson ou même l’Inspecteur Derrick (dans une case bien cachée). Les histoires d’amour n’ont jamais étaient aussi venimeuses. Cela se déroule dans Santa Riviera, une brique dans le soap (et pas une brique de soupe).
Mickaël

Ce bouquin est une parodie géniale. Un vrai plaisir à lire. Comme beaucoup de choses qui sortent des requins marteaux !
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