En voulant devenir un super héros, Joshua s'attendait à se voir confier de grandes responsabilités, mais pas à subir de telles épreuves. Ultra-violence et réflexion, réunis dans un titre définitif.A ceux qui croiraient encore que les super héros sont des personnages caricaturaux et manichéens, la lecture des comics scénarisés par Warren Ellis leur est conseillée, afin de faire voler en éclats leurs préjugés. En effet, après The Authority et Black Summer, le scénariste britannique dévoile à présent une nouvelle facette du thème, jusqu'ici peu exploité : cette fois, un jeune homme assez banal souhaite à tout prix devenir un super héros. En se faisant remarquer, on finit par lui proposer le rôle espéré, mais la façon d'obtenir des pouvoirs ainsi que les dégâts occasionnels risquent de marquer les esprits. Impressionnant est le mot le plus adapté devant ce récit, évoquant sur certains aspects Matrix, La Mouche voir même dans une certaine mesure Watchmen. En dépit de ces références, l'histoire de No Hero est captivante et paraîtra même effrayante à certains. Avec ce comics, il vaut mieux avoir le cœur bien accroché ! Inspiré et innovant, le récit concocté par Ellis est sublimé par Juan José Ryp qui réussit un véritable tour de force avec des dessins très détaillés, qui n'auraient rien à envier à un génie comme Geoff Darrow. Rien n'est négligé, personnages et décors sont parfaitement illustrés, aussi bien au travers d'une case, d'une pleine planche ou d'une double page. Warren Ellis et Juan José Ryp vont encore plus loin que dans l'excellentissime Black Summer. Mais où s'arrêteront-ils ?
Mickaël

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