Tank Girl sans son char et Booga sans le sou : la situation du couple le plus déjanté du monde peut-elle être pire ? Oui : ils sont aussi poursuivis par la police et la mafia... Une série toujours aussi délirante ! Les éditions Ankama, par l'intermédiaire du Label 619, poursuivent leur traduction des différentes séries de Tank Girl. Après avoir publié les intégrales d'Alan Martin et de Jaime Hewlett, l'éditeur publie désormais les titres parus il y a seulement quelques mois aux USA. Après The grifting, c'est désormais aux Visions of bogga de connaître les joies de la traduction. Tout comme l'album précédent, on ne retrouve pas aux dessins Jaime Hewlett, trop occupé par le projet arty-musical Gorillaz. Celui-ci a laissé pinceaux et crayons à Ashley Wood (pour les couvertures) et à Rufus Dayglo (pour le reste). Si visuellement, le résultat est différent, il respecte parfaitement les codes graphiques créés par Hewlett durant les premières années. Les dessins vraiment réussis possèdent une pâtine cartoon très agréable. Martin a changé de mode narratif, depuis les débuts de Tank Girl. Les récits partent moins dans tous les sens et surtout tiennent la distance. Ainsi, l'histoire s'installe sur toute la longueur de cet opus, tout en conservant son côté déjanté, propre aux aventures de la punkette. Un épisode vraiment plaisant, qui rassurera les fans de Tank Girl sur la bonne tenue de leur série. A signaler que de nouvelles aventures sont en préparation (pour 2012) et exclusivement pour le compte des éditions Ankama. Nous y retrouverons le duo le plus décalé du 9e art dans des péripéties signées Alan Martin et Jim Mahfood !
Publié sur : PlaneteBD.com
Mickaël
